October 22, 2007

Message des musiciens à l’industrie : « Ne le faites pas en notre nom ! »

Un jugement américain laisse entrevoir le pire des scénarios pour les fans de musique canadiens

Montréal, le 22 octobre 2007. - L’Alliance canadienne des créateurs de musique (ACCM) réitère sa demande au gouvernement canadien de mettre en place une solution canadienne pour répondre à l’évolution de l’industrie de la musique au pays.  Cette demande fait suite à l’arrêt de principe rendu la semaine dernière contre Jammie Thomas, mère monoparentale de Brainerd, MN, ayant reçu une amende de 222 000$ US pour avoir téléchargé 24 chansons dont le prix total au détail équivaudrait à moins de 25$.

« Il y a environ deux semaines l’Association de l’industrie canadienne de l’enregistrement, l’Association canadienne des éditeurs de musique (CMPA) ainsi que d’autres associations ont demandé que la « réforme du droit d’auteur » soit ajoutée aux sujets traités lors du discours du Trône fédéral » a expliqué Steven Page, porte-parole de l’ACCM et chanteur des Barenaked Ladies.  « Ce qu’ils veulent vraiment dire lorsqu’ils disent “donnez-nous une réforme du droit d’auteur” c’est « donnez-nous carte blanche pour poursuivre les fans qui téléchargent “»

« Nous croyons que des procès comme celui de la semaine dernière au Minnesota seront très nocifs pour l’industrie de la musique.  C’est manquer de beaucoup de perspective que de dire aux fans “on se verra en cour” un jour et ensuite “on se verra à Massey Hall” le lendemain.  Si les maisons de disques veulent tenter de poursuivre nos fans, nous espérons qu’ils auront la courtoisie de ne pas le faire au nom des artistes. »

L’ACCM suggère qu’une approche plus efficace envers le téléchargement poste-à-poste serait d’accepter les réalités dans lesquelles évoluent la technologie et l’industrie de la musique.

« Cela fait maintenant dix ans que le téléchargement poste-à-poste est venu transformer l’industrie de la musique et malgré les suggestions de certains, les poursuites en justice ne nous ramènerons pas en 1995, » ajoute Page.  « L’affaire Capitol Records v. Thomas n’est qu’un autre exemple des mesures drastiques utilisées par les maisons de disques américaines contre nos fans depuis des années et malgré tout, le téléchargement ne semble pas disparaître pour autant.  Si le gouvernement cherche à réformer le droit d’auteur, il devrait le faire en créant une solution canadienne qui va de l’avant plutôt qu’une qui regarde en arrière. »

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquez avec l’Alliance canadienne des créateurs de musique afin d’entrer en contact avec Steven Page. press@musiccreators.ca (514) 867-8337